Élodie Ségui Abd El Kader développe une pratique transversale en tant que metteuse en scène, performeuse et scénographe. Son processus créatif est de penser d’abord une mécanique scénographique. Elle a constitué au fil des créations un parc d’outils scénographiques modulables et réemployables. Ce corpus d'éléments scéniques intègre des pièces issues du design de l'art contemporain et des créations personnelles. Ces dispositifs visent à définir de nouveaux modèles d'espaces spectaculaires, intrinsèquement liés aux enjeux contemporains. Sensible à la notion de processus et d'expérimentation, l'Organisation crée des spectacles, des installations, des performances, des concerts, des repas, des fêtes, des objets, des expositions. Ces créations invitent les interprètes ou le public à construire ensemble quelque chose au plateau dans l'immédiateté de la représentation.Attachés à la pluridisciplinarité des langages, elle travaille à la rencontre des écritures : textes du répertoire, écritures contemporaines, écritures de plateau, et musique actuelle.
« Ce que j’aime, des choses, c’est qu’elles soient hybrides plutôt que pures, issues de compromis plutôt que de mains propres, biscornues plutôt que clairement articulées, aussi contrariantes qu’impersonnelles, aussi ennuyeuses qu’attachantes, conventionnelles plutôt qu’originales, accomodantes plutôt qu’exclusives, redondantes plutôt que simples, aussi antiques que novatrices, contradictoires et équivoques plutôt que claires et nettes. À l’évidence de l’unité, je préfère le désordre de la vie. »
Ettore Sottsass cit. Robert Venturi, Complexité et contradiction dans l’architecture